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"...L'ennemi serait-il donc si proche de pouvoir jeter le masque, c'est-à-dire de passer au stade visé par les premiers Carbonari au XIXè siècle - celui d'un Pape formaté au mieux à leur convenance et qui ne saurait être directement l'un des leurs - à un Pape placé sous le contrôle direct de Satan gouvernant une "Eglise des ténèbres" ?

Mais voilà que vingt ans après un apparent retour au calme dans l'Eglise, la polémique relative à la légitimité de la hiérarchie concilaire est relancée d'une manière aussi indirecte qu'inattendue par un journaliste italien de grande renommée et de grand talent, "catholique conciliaire" de surcroît (...), M. Antonio Socci. Fin 2006, A. Socci a publié en effet un ouvrage terriblement explosif - Le quatrième secret de FAtima -, si explosif au demeurant que le Centre FAtima du Père Gruner n'a pas encore osé divulger, dans sa revue, toutes les révélations contenues dans cet ouvrage dont il assume pourtant la promotion en langue anglaise depuis sa récente publication (juin 2009).

Que révèle cet ouvrage ? D'abord la confirmation de la tactique des Carbonari et de leurs successeurs. Les Papes (?) depuis Jean XXIII ont "joué" avec Fatima, essayant d'évacuer leurs responsabilités sur leurs successeurs jusqu'à Jean-Paul II qui semble bien avoir voulu révéler le troisième secret dans son entier (1) , c'est-à-dire non seulement la vision divulguée le 26 juin 2000, mais son explication - ce fameux "quatrième secret" auquel s'attache A. Socci. Mais une conjuration impliquant les cardinaux Ratzinger, Sodano et Bertone, l'aurait empêché de mettre sa décision à exécution ! De ce fait, la responsabilité de Benoît XVI et de ses acolytes apparaît considérablement aggravée par rapport à celle de ses prédécesseurs, sachant que par ailleurs Benoît XVI connaît pertinemment le contenu du troisième Secret de Fatima. Sur lui pèse particulièrement l'avertissement de Notre Seigneur Jésus-Christ transmis aux autorités de l'Eglise par Soeur Lucie dès 1929 : "Fais savoir à mes ministres qu'étant donné qu'ils suivent l'exemple des rois de France en retardant l'exécution de ma demande, ils le suivront dans le malheur." Il le sait puisque durant la première année de l'exercice de ses fonctions, "il a pointé son pontificat sur l'horizon du martyre" (Antonio Socci). Mais alors, pourquoi Benoît XVI ne réagit-il pas ? Peut-être parce que, étant allé trop loin dans l'accompagnement du Mystère d'Iniquité, il considère ne plus pouvoir revenir en arrière, sauf à risquer le martyre ? Peut-être craint-il aussi un autre martyre, celui réservé à "l'Evêque vêtu de blanc" mentionné dans la vision du troisième secret de Fatima ?

Revenons sur ce sujet. On sait que Soeur Lucie éprouva de très fortes réticences à rédiger le troisième secret de Fatima, au point de ne pouvoir maîtriser ses angoisses sans l'intervention directe de la Sainte Vierge, début 1944. Ne serait-ce pas parce que ce troisième secret contient quelque chose d'incommunicable à ses yeux ? Socci se pose la question et il y répond de la manière suivante : "En fait, il y a bien une hypothèse que l'on peut avancer à partir de l'étrange phrase de Soeur Lucie (dans la vision du troisième secret), celle relative à "un évêque vêtu de blanc, qui nous donnait l'impression qu'il s'agissait du Saint-Père". Pourquoi en effet - la question est posée - la voyante a-t-elle recours ici à une périphrase compliquée ("un évêque vêtu de blanc") alors que quelques lignes plus loin elle identifie expressément et directement le Pape qu'elle appelle simplement le Saint-Père ? Est-ce que cette désignation "un évêque vêtu de blanc", qui donne l'impression qu'il s'agissait du Saint-Père, ne serait pas dans cette partie du secret une voie quelque peu détournée de désigner non pas le Pape mais quelqu'un qui aurait endossé les habits pontificaux ?

Une telle expression ne peut être accidentelle car en soi elle est inexplicable, compliquée, illogique. Il aurait été plus judicieux d'écrire "un homme vêtu de blanc", car c'est bien ce que les enfants ont vu. Mais comment Soeur Lucie aurait-elle pu avoir vu "un évêque vêtu de blanc" ? L'utilisation du terme "évêque", en particulier "évêque en blanc", pourrait bien inciter à penser qu'il s'agirait en l'occurrence d'un évêque qui est un Pape illégitime, d'un antipape, d'un usurpateur.

(1) Jean-Paul II était bien au courant du complot du Pape Paul VI (témoignage de Bonaventur Meyer).

(extrait de l'ouvrage "L'affaire Paul VI" aux Editions Delacroix)

Fatima-eveque-en-blanc.jpg

Tag(s) : #Prophéties

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