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Marie envoie les Amis de dilection de son Fils évangéliser la Gaule

« Les premiers témoignages de la munificence de Marie envers notre pays... sont antérieurs à la Royauté française puisqu'ils remontent à l'ère évangélique. Ne pouvant venir Elle-même, Elle se hâta d'envoyer des apôtres à nos aïeux pour leur annoncer l'arrivée de l'heure de la Rédemption, si ardemment attendue, et les initier à son amour en même temps qu'à celui de Jésus, leur députait les plus éminents et les plus chers disciples du Sauveur, tous les membres de la famille privilégiée de Béthanie, où elle avait ainsi que son divin Fils, reçu la plus aimable et la plus respectueuse hospitalité : Lazare, sur la tombe duquel il avait pleuré au moment même où, pour l'arracher des bras de la mort, il allait trahir sa divinité en opérant le plus saisissant de tous ses miracles ». Lazare, préfiguration de la résurrection de la France, Marthe et Madeleine ; Madeleine, la grande pécheresse, mais l'âme au grand repentir et au grand amour, qui est à l'avance l'image de notre France pécheresse d'aujourd'hui, repentante et amoureuse de demain.

A ses plus tendres amis, elle adjoint sa propre famille : Marie Jacobé, mère de Saint Jacques le Majeur et de Saint Jean l'Evangéliste, le bien-aimé, qui reposé sur le coeur de Jésus ; et Marie Salomé ; deux fervents disciples : Maximin et Sidoine, l'aveugle guéri par Notre Seigneur, lui aussi préfiguration de l'aveuglement de notre pays et de son retour miraculeux à la lumière de la foi ; enfin Sara et Marcelle, les fidèles servantes des Saintes Femmes.

A ce moment, la haine du peuple déicide, voulant faire disparaître les témoins les plus gênants de la vie et des miracles de Jésus, servit les desseins de Dieu et de Marie :

« Les mettre à mort eut été trop compromettant. On se contenta de les embarquer sur un petit navire sans voile, sans rame, sans pilote, sans provisions de bouche, et de les exposer ainsi, soit à un naufrage certain, soit à la mort angoissante de la faim ».

Mais les Juifs comptaient sans la Vierge :

« Marie, la douce étoile des mers les guida, les fit aborder sur les rives de la France, où ils élevèrent de suite un autel à Jésus-Christ, sous le nom et l'invocation de Sa Sainte Mère, de la Vierge encore vivante, « VIRGINI VIVENTI ».

C'est là (aux Saintes Maries de la Mer) que va être plantée la première croix, là que va être célébrée la première messe sur la terre des Gaules. C'est de là que va partir l'étincelle qui portera la lumière de l'Evangile à la Provence (les deux Narbonnaises) d'abord, ensuite au reste de la France.... »

« En ce même temps, jaillit miraculeusement une source d'eau douce, comme pour inviter les Saintes Maries à fixer leur demeure en ce lieu ».

« Les saintes proscrites se séparèrent bientôt, après avoir construit et dédié à la Mère de Dieu un modeste oratoire, qui fut probablement le premier temple chrétien élevé sur la terre des Gaules. Sainte Marthe va évangéliser la région de Tarascon et Avignon. Lazare, Marie-Madeleine, Maximin et Sidoine prennent la route de Marseille... »

« De Marseille, Maximin et Sidoine montent à Aix, où ils établissent le siège épiscopal qu'ils occupent l'un après l'autre. Madeleine reste quelques temps à Marseille avec son frère Lazare, qui devient le premier Evêque de cette ville et qui y meurt martyr. Elle va ensuite rejoindre Maximin et Sidoine, dont elle partage l'apostolat, puis elle se retire au désert où elle vit les trente dernières années de sa vie dans une grotte connue depuis sous le nom de Sainte Baume ».

« Quant à Marie Jacobé et Marie Salomé, elles fixèrent leur résidence, avec Sara leur servante à côté du petit oratoire » et convertirent les pêcheurs des bords de la mer, les bergers et les cultivateurs de la Camargue. C'est là qu'elles moururent et furent enterrées.

Il y a lieu de souligner que l'arrivée en Gaule des plus tendres amis et de la propre Famille de Marie et de Son Divin Fils eut lieu le 2 février de l'an 43, au début même de cette année qui allait voir le Prince et le Chef des Apôtres, Saint Pierre, s'installer à Rome ; comme si Dieu avait voulu marquer nettement, dès l'origine, le lien indissoluble qui unit la France à l'Eglise et montrer ainsi qu'elles doivent, dans la suite des Ages, être toujours unies dans la douleur comme dans les triomphes et jouir toute deux de la pérennité promise par le Christ à l'Eglise et qu'un Pape assura à la France parce qu'elle était le Royaume de Marie.

Là ne s'arrêtèrent pas les tendresses de Marie pour notre Patrie :

Une tradition de l'Eglise de Rennes, confirmée par Saint Epiphane au Vè siècle, (Haer-51), assure que Saint Luc, si bien nommé l'évangéliste de la Sainte Vierge, traversa toute la Gaule méridionale et prêcha aux environs de Rennes.

« Après l'Assomption dans les demeures célestes de la très Sainte Mère du Sauveur, écrit Robert de Torigny, abbé du Mont Saint-Michel, Amadour averti par Elle passa dans les Gaules » avec son épouse Véronique. Tous deux avaient été « au service de Marie et de Jésus, service tout d'amour et de désintéressement.

« Véronique n'est autre à la fois que l'hémorrhoïsse, qui fut guérie par l'attouchement de la robe de Jésus, et la femme généreuse de la VIè station du chemin de la Croix, qui fut récompensée de son courage et de sa charité par l'impression sur son voile de l'auguste Face du Seigneur ».

Après avoir aidé Saint Martial dans son apostolat, Véronique mourut à Soulac, auprès d'une chapelle dédiée à Notre Dame. Après sa mort, Amadour vient en Quercy où il éleva un oratoire consacré par Saint Martial à la Mère de Dieu. Il y fut enterré et donna son nom à l'un des plus célèbres pèlerinages français de la Vierge : Rocamadour.

Marie trouva qu'Elle n'avait pas encore assez fait : A son lit de mort, se trouvait Sainte Denys de l'Aeropage, à ce moment Evêque d'Athènes ; Elle l'envoya en Gaule et lui donna sa suprême bénédiction pour le pays qu'il allait évangéliser.

Il vint à Rome. « Quel spectacle, écrit le chanoine Vidieu, l'illustre Denys se prosterne lui-même devant le « docteur des docteurs »;

Saint Clément qui vient d'envoyer Julien à Evreux et Clair à Nantes, donne pleins pouvoirs à Denys pour toute la Gaule. L'Aréopagite visite les églises qu'il traverse à Lutèce. Il s'y installe et y érige un oratoire sous le vocable de Notre Dame des Champs. Il inculque à ses disciples l'amour de Jésus et de Marie et les envoie évangéliser tout le nord de la Loire, fonde le premier monastère près d'Evreux, va encourager les efforts de tous, passe en Espagne, puis revient à Paris recevoir la couronne du martyre, à Montmartre (le Mont des Martyrs), sur cette colline où a été élevée la basilique du Sacré-Coeur.

Son sang baptise la future capitale de la France.

Enfin, pour mettre le comble à ses tendresses, Marie voulut confier à notre sol le corps de sainte Anne, sa Mère bien-aimée et le remit aux Saintes Maries lors de leur départ de Palestine. A leur arrivée en Gaule, saint Auspice en devint le gardien et emmena l'insigne relique – précieuse entre toutes – à Apt, où, avant son martyre, il la cacha dans un souterrain, découvert par Charlemagne à Pâques 792.

Ainsi, non seulement le Christ et Marie envoyèrent à notre pays les membres de leur famille et leurs amis les plus chers pour l'évangéliser et lui porter le meilleur de leur coeur, mais, pour consacrer le culte dû aux morts, ils voulurent que le corps de Sainte Anne y reposât, confiant ainsi à notre terre de France – comme étant la plus digne de le recevoir – ce qu'Ils avaient de plus cher au monde dans leurs affections intimes, le corps de la Mère de la Très Sainte Vierge, afin que ces restes sacrés fussent entourés du respect et de la vénération du peuple qui était le plus capable de Les remplacer dans l'accomplissement de ce devoir, et qu'ils avaient élu pour être leur Royaume de prédilection.

Quel pays compta à lui seul tant de faveurs divines et mariales à l'origine de son évangélisation ? Aucun.
« O miséricordieuses délicatesses de la Providence, s'écrie Monseigneur Rumeau. C'est ainsi que le Ciel préludait à la mission de la France et posait les bases de sa prédestination ».

(Marquis de la Franquerie - La Vierge Marie dans l'histoire de la France - Editions Résiac)

"ô Marie, ô Mère chérie,
garde au coeur des Français
la Foi des anciens jours.
Entends du haut du Ciel, le cri de la Patrie :
Catholique et Français toujours ;
entends du haut du Ciel, le cri de la Patrie :
Catholique et Français toujours.
....
Oh sur nous règne Bonne Mère,
Tes enfants sont à tes genoux,
sois leur refuge tutélaire !
Sauve la France, sauve nous !
....
Rends la couronne à notre Père,
Confonds les méchants et leurs voeux,
Fais que le successeur de Pierre,
Connaisse enfin des jours heureux.

Reine-de-France.jpg

Tag(s) : #Ouvrages - Presse

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