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Tel Saint Jean-Baptiste, précurseur du Messie, Jean-Baptiste Montini (le Saint-Père Paul VI, pape légitime de l'Eglise Catholique car toujours en vie) est miraculeusement protégé par Dieu.

SAINT JEAN-BAPTISTE, PRÉCURSEUR DU MESSIE

(Les petits Bollandistes)

 

Cependant Hérode envoya ses satellites les plus dévoués à Bethléem, dé­signé par les docteurs d'Israël comme le lieu de la naissance, et, par suite, de la résidence du Messie ; et il leur ordonna de mettre à mort, dans cette ville et dans les lieux voisins, sans délai, sans pitié et sans distinction, tous les enfants mâles depuis l'âge de deux ans et au dessous, selon le temps qui lui avait été indiqué par les Mages. En immolant tous les enfants depuis l'âge de deux ans, il pensait être sûr de conjurer le péril qu'il redoutait. Ce massacre des enfants de Bethléem, d'après l'opinion des auteurs, n'eut lieu qu'environ deux ans après la naissance du Sauveur; il est mentionné par Macrobe, qui ajoute que l'un des fils même d'Hérode tomba sous les coups des émissaires, trop fidèles exécuteurs de ses ordres. Quatorze mille enfants, disent quelques-uns, auraient été ainsi victimes de la fureur de ce tyran.
Massacre-Innocents.jpg

Mais ce massacre général ne donnait pas au despote la certitude d'avoir fait mourir celui qu'il regardait comme un rival et compétiteur de son trône ; devenu soupçonneux à l'excès, il voulut faire périr aussi le fils de Zacharie.
Visitation.jpg  Les merveilles qu'il avait entendu raconter au sujet de la conception et de la naissance de Jean étaient bien capables, en effet, de le faire passer dans son esprit ombrageux pour le Messie, puisque les Juifs eux­-mêmes partagèrent plus tard cette persuasion.
Il donna donc des ordres exprès pour faire égorger aussi le saint Précurseur; mais, cette fois encore, Dieu n'en permit pas l'exécution.

Ce tyran envoya donc des soldats trouver son père Zacharie, lui disant :

« Où avez-vous caché votre fils ? » Il répondit en ces termes : « Par le Dieu dont je suis le prêtre et que je sers dans son temple, je ne sais pas où est mon fils ». Et les satellites allèrent en rendre compte à Hérode. « Eh quoi », dit ce prince en colère, « son fils doit-il régner sur Israël ? » Et il envoya ses serviteurs auprès de Zacharie, avec ordre de lui répéter: « Dites la vérité où est votre enfant ? Ne savez-vous pas que votre sang est sous ma main ? » Et les sicaires partirent et rapportèrent ces paroles à Zacharie. « Dieu m'est témoin », répondit-il, « que je ne sais où est mon fils. Pour vous, versez mon sang, vous le pouvez; Dieu recevra mon âme, car vous répandrez le sang innocent ».

Hérode avait eu jusque-là du respect pour Zacharie; mais ce respect était-il capable d'imposer toujours silence à la colère et à la vengeance d'un tyran qui faisait, de sang-froid, égorger deux de ses fils, et massacrer la plus chère de ses femmes? Il comptait, d'ailleurs, sur le silence ou la connivence des Juifs, à qui le saint vieillard était devenu odieux pour avoir parlé de la virginité de la mère du Christ. Hérode poussa donc l'impiété et la fureur jusqu'à le faire poursuivre dans l'enceinte sacrée où ce saint pontife exerçait des fonctions qui eussent dû le protéger : Zacharie fut massacré entre le temple et l'autel. Saint-Zacharie-dans-le-temple.jpgTertullien rapporte que l'on voyait encore, de son temps, des taches du sang de Zacharie imprimées en caractères indélébiles sur le pavé où s'était accompli ce sacrilège homicide.

Ainsi mourut cet illustre sacrificateur; ses vertus l'avaient rendu digne du martyre, et il mérita d'être loué par le Saint-Esprit lui-même. Père du plus grand des simples mortels et du plus glorieux des Prophètes, il fut lui-­même le dernier écho de l'esprit prophétique qui avait animé jusque-là le sacerdoce vieilli d'Aaron, et éclairé la synagogue expirante. L'Eglise chrétienne le compte parmi ses Saints, et honore sa mémoire le 5 novembre. (...).

Les prêtres allèrent au temple à l'heure de la prière; mais Zacharie ne se présenta point à leur rencontre pour leur offrir sa bénédiction, selon la coutume. Ils s'abstinrent de le saluer et de louer le Très-Haut. Remarquant aussi qu'on tardait de leur ouvrir, ils craignaient d'entrer. Cependant, un d'entre eux, plus hardi, s'avança; mais il revint annoncer aux autres que Zacharie avait été tué. A ces mots, ils se déterminèrent à entrer ; ils virent ce qui était arrivé, et remarquèrent que les lambris du temple gémissaient et étaient déchirés depuis le haut jusqu'en bas. On ne trouva point le corps de la victime; mais son sang répandu dans le vestibule était devenu comme de la pierre. Les prêtres, saisis de crainte, sortirent de l'enceinte et annoncèrent au peuple que Zacharie avait été mis à mort. A cette nouvelle, toutes les classes du peuple prirent le deuil, et on pleura pendant trois jours et trois nuits. Après ces trois jours, les prêtres tinrent conseil pour lui donner un successeur. Le sort tomba sur Siméon.
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L’enfance de saint Jean

Pendant que la fureur d'Hérode cherchait à s'assouvir sur Zacharie, Elisabeth, privée d'appui et de soutien, et n'osant implorer aucun secours humain, dans la crainte de se voir enlever son précieux dépôt, fuyait, emportant dans ses bras et serrant contre son cœur l'enfant de la promesse; elledemandait aux montagnes et aux rochers une retraite inconnue et un abri protecteur pour son fils. On dit que, dans sa douleur et son délaissement, cette mère désolée, mais confiante cependant et résignée, ne craignit pas d'implorer auprès des rochers du désert une grâce qui lui eût été refusée par les satellites du tyran, et que, sur sa prière, Dieu lui offrit un asile en ouvrant les flancs d'un rocher qui se referma sur elle. Le Seigneur confia la mère et l'enfant aux soins et à la garde d'un ange. On ajoute qu'Elisabeth mourut quarante jours après.
St-Jean-Baptiste-enfant.jpg

Jean, persécuté, poursuivi et voué à la mort dès son enfance, avait évité miraculeusement le glaive meurtrier qui valut aux enfants de Bethléem le bonheur de verser les premiers leur sang pour Jésus-Christ. Cependant il ne devait point pour cela être privé de la gloire du martyre.

Privé d'un père que Dieu semblait lui avoir donné pour le préparer dignement à sa haute destinée; délaissé, n'ayant pas encore trois ans, par une mère digne d'avoir un fils proclamé sans égal par la Vérité même, le saint Précurseur ne put jouir longtemps des délicieux embrassements de l'une, ni recevoir de l'autre les enseignements de vertus, de science et de sainteté qui en faisaient la gloire d'Israël.

Mais « la main du Seigneur était avec lui », ajoute saint Luc ; et sa Providence veillait sur ses jours. Dieu, qui nourrit chaque jour les oiseaux du ciel, avait autrefois pourvu miraculeusement aux besoins du fils d'Agar, qui n'était point l'enfant de la promesse; il avait alimenté, pendant quarante ans, un peuple tout entier dans un désert aride; et, plus tard, il confiait à un corbeau le soin de porter au premier Elie le pain de sa journée. Il voulut aussi protéger les jours du fils de Zacharie, et il chargea ses anges de le nourrir et de l'élever.

Selon la pensée de saint Jean Chrysostome et de saint Augustin, Dieu semble avoir agi envers le Précurseur comme vis-à-vis du premier homme; lorsqu'il eut créé Adam dans la plaine de Damas, il le transporta aussitôt dans le paradis pour le perfectionner et le protéger. Il mit aussi Jean dans le désert comme dans un paradis; c'est là, en effet, que Dieu perfectionne ses Saints en leur donnant une idée de sa gloire, que l'on ne peut considérer que dans la retraite. Il ne voulait pas faire élever au milieu du monde le prédicateur de la vérité ; car elle n'est point connue dans le monde, et surtout dans les palais. C'est ainsi qu'il retira Moïse de la cour de Pharaon, où il était élevé trop délicatement, et l'envoya dans le désert de Madian.

« Ce que Dieu fait dans cet enfant est inouï », dit Bossuet. « Celui qui, dès le sein de sa mère, avait commencé à éclairer saint Jean-Baptiste et à le remplir de son esprit, se saisit de lui dès son enfance. Que ne faut-il point penser d'un jeune enfant qu'on voit tout d'un coup, après le grand éclat que fit sa naissance miraculeuse, disparaître pour être seul avec Dieu, et Dieu avec lui ? Loin du commerce des hommes, il n'en avait qu'avec le ciel. Qui n'admirerait cette profonde retraite ? Que ne lui disait pas ce Dieu qui était en lui ? Il ne faut donc point s'étonner si l'Evangile dit de lui ces paroles bien dignes de remarque : « Cependant l'enfant croissait et se forti­fiait en esprit, et il habitait dans le désert jusqu'au jour de sa manifestation en Israël ».

L'Evangile ne nous fait point connaître les déserts où saint Jean-Bap­tiste passa sa vie, jusqu'à ce qu'il plût au Seigneur de l'envoyer prêcher. Mais la tradition a recueilli précieusement tout ce qui pouvait mettre sur les traces et faire suivre les pas de celui qui préparait les voies au Messie.

Antoine Aranda, religieux de l'Ordre de Saint-François, qui avait exploré avec beaucoup de soins la Terre-Sainte, raconte que le Précurseur habita dans trois endroits différents. A cinq milles de Jérusalem, dit cet auteur, se trouve une bourgade qui possède un temple bâti sur le lieu même où se trouvait la maison de Zacharie et d'Elisabeth. On y visite une chapelle célèbre par la naissance de saint Jean-Baptiste. Non loin de là se trouve une autre église que l'on dit aussi avoir été une maison de Zacharie ; on croit que c'est le lieu où la sainte Vierge alla visiter Elisabeth. A la distance d'un mille se trouve une vallée étroite et profonde. Cette vallée est adossée à un rocher dans lequel se voit une caverne taillée dans le roc. C'est dans cette caverne, dit-on, que Jean passa son enfance. C'est là le premier désert habité par le Précurseur ; il se trouve à six milles de Jérusalem.

Non loin de cette grotte, située dans la vallée du Thérébinte, se trouve une petite éminence dominée par un rocher. Les traditions locales, au rapport des voyageurs modernes, disent que le saint solitaire adressait la parole au peuple du haut de ce rocher, qui porte encore aujourd'hui le nom de Chaire de saint Jean-Baptiste.

Parvenu à un âge plus avancé, dit encore la tradition, il se retira dans un autre lieu, et s'ensevelit dans une solitude proche d'Hébron, à huit milles au sud de Jérusalem. C'est là qu'il habitait quand la voix de Dieu lui ordonna d'aller commencer sa mission.

La retraite au désert

Sur l'ordre du Seigneur, il vint dans un vaste désert en-deçà du Jourdain, non loin de Jéricho ; c'est le troisième désert qui lui servit de retraite.

Jean Moschus rapporte, sur la foi d'une révélation, que Jésus-Christ vint plusieurs fois visiter saint Jean dans un désert nommé Samsas, situé à environ un mille au-delà du Jourdain. Saint Bonaventure dit que Jean habitait un désert peu éloigné du lieu où les Hébreux, sous la conduite de Josué, franchirent miraculeusement le Jourdain à leur retour d'Egypte. Si l'on en croit ce pieux docteur, l'enfant Jésus, revenant de l'exil avec Marie et Joseph, serait allé voir son Précurseur, déjà livré à la vie solitaire et pénitente. « Avec quel empressement », dit-il, « et quelle allégresse le fils de Zacharie reçut cette auguste visite ! Quel ne dut pas être son bonheur! La sainte famille serait restée quelque temps avec saint Jean, aurait partagé son frugal repas, et après l'avoir comblé de bénédictions ineffables, lui au­rait dit adieu en le laissant à ses saintes contemplations »....
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Tag(s) : #Liturgie Doctrine

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