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L'Abbé des Graviers, rappelé à Dieu il y a une dizaine d'années, était Docteur en Droit Canon. Dans son bulletin, Informations religieuses, il parlait régulièrement de la survivance du Pape Paul VI.

L'extrait ci-dessous date de novembre 1994, bulletin n°9.

 

" Certains lecteurs de ce bulletin attendent avec impatience la parution d'un nouveau bulletin. Il leur plaît de voir les arguments que je donne en faveur de la survie de Paul VI et la réprobation que je fais de Jean-Paul II, antipape et dont la théologie est remplie d'hérésies. Certes sa morale est bien catholique et les journaux, à la traine des médias, nous cachent ses hérésies et font de lui, comme ils avaient fait de Jean XXIII un excellent pape !


La principale de ses hérésies et qui entraîne toutes les autres est d'affirmer que puisque Jésus s'est incarné, tous les hommes, de quelque couleur qu'ils soient, de quelque pays et de quelque religion sont tous sauvés. Conclusion : le péché n'existe pas !

Et si l'on pense à la manière dont il a détruit encore un peu plus la liturgie et fait de la messe, on ne sait plus trop quoi, cela suffit pour lui appliquer la constitution de Paul IV ; tout hérétique perd la dignité qu'il avait reçue.


Enfin, il y a ceux que j'irrite parce qu'ils se sont fait une petite religion à eux.

Je ne leur en veux pas et voudrais simplement qu'ils reviennent à la tradition catholique.

 

Petite histoire de l'Eglise


Jean XXIII et Paul VI ont fait une erreur en redonnant à des « théologiens » le droit d'écrire et d'enseigner alors que Pie XII leur avait enlevé ces droits et l'on vit au concile Vatican II une foule de prétendus« experts » dont le but était de réformer, c'est-à-dire détruire l'Eglise.

La plupart des évêques étaient vraiment catholiques, mais beaucoup fort mal instruits. Théoriquement on ne pouvait devenir évêque que si l'on était docteur en théologie ou en Droit Canon. Hélas, ce n'était pas le cas pour un grand nombre. Mais ceux qu'on appelle les évêques des bords du Rhinétaient plus instruits et plus audacieux.

Leur but était de modifier l'Eglise, en particulier de ne faire du pape qu'un « primus inter pares »autrement dit le pape n'était qu'un évêque parmi les autres et sans autorité particulière. Cette manoeuvre fut évitée de justesse, grâce à Monseigneur Colombo.

Jean XXIII avait dit que ce concile serait un concile pastoral, donc qu'il n'avait pas de mesure à prendre au point de vue de la foi. Il fallait donc trouver le moyen d'attaquer le foi par un biais. Et c'est la liturgie qui pouvait obtenir ce résultat. Théoriquement la « loi de la prière et la loi de la foi » vont ensemble.

Alors un certain nombre de pères s'en prirent à la liturgie. Sans doute il fallait affirmer que l'on gardait la tradition et c'est ce qui fut dit dans le préambule de la constitution ; la messe dite de saint Pie V fut déclarée intangible, mais de séance en séance, on la modifia ; les langues vernaculaires furent admises, le latin eut de moins en moins de place. Et quelques années plus tard on vit apparaître la « messe de Paul VI ».Ce travail de démolition avait été parfaitement conduit. La constitution comprenait des ambigüités et préparait ainsi le« nouvelle messe ».

Le principal artisan de cette nouvelle messe fut monseigneur Bugnini, franc-maçon.

On avait l'impression que le concile était conduit par le groupe hollandais de l'I.D.O.C., des prétendus experts et les média.

Le groupe d'évêques traditionalistes alla en se rétrécissant et ils ne restèrent plus qu'environ 300, contre plus de 2000 évêques plus ou moins progressistes. C'est à se demander si un certain nombre des pères du Concile avaient oublié leur mission ; représentants du Christ leur rôle était de sanctifier le peuple et de le conduire vers le Ciel.

La Sainte Vierge avait prévenu par le troisième secret de Fatima que l'Eglise était menacée par une grave crise. Mais Jean XXIII ne tint pas compte de cet avertissement, bien qu'il vit l'Eglise peu à peu s'effondrer.

Il avait espéré que le concile durerait trois semaines et que tout rentrerait dans l'ordre. Il n'en fut rien et beaucoup pensent que le cancer dont il souffrait se développa plus vite.

Paul VI lui succède et il pouvait dire que le concile était fini ou au contraire le reprendre. Je ne sais pas si c'est de lui-même qu'il a décidé de le reprendre ou bien si c'est son entourage qui l'y a poussé.

Peu à peu, Paul VI se rendit compte de l'influence perverse de certains de ses collaborateurs et il voulut résister. Il en fut empêché par le cardinal Villot, secrétaire d'Etat, le cardinal Casaroli et quelques autres. Partant pour Rome quelques années plus tôt, le cardinal Villot n'avait pas dit : « on m'appelle à Rome », mais il avait dit « on m'envoie à Rome ». Ce qui soulignait que la franc-maçonnerie comptait sur lui. Et elle avait raison car ce cardinal réorganisa tout le Vatican afin que toutes les affaires passent par lui. Et pour parfaire la chose, à partir de 1975, le pape Paul VI fut remplacé par un sosie: prêtre ressemblant quelque peu au pape, et dont par la chirurgie on avait complété la ressemblance. On droguait Paul VI afin de l'empêcher de réagir. A suivre...

 

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Tag(s) : #Complot

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