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(...)

En préambule, rappelons que « le troisième Secret est sûrement une prophétie de châtiment. Il vient aussitôt après les derniers mots si terribles du deuxième Secret : “Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.” Et les événements qu'il annonce apparaissent encore comme les conséquences redoutables du refus d'accomplir les demandes de Notre-Dame. Nous savons enfin qu'il se réalise durant la période intermédiaire qui a commencé en 1960 et qui durera jusqu'au terme des châtiments par le triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Tous les experts, en effet, sont d'accord sur ce point. Dans son quatrième Mémoire, en dévoilant discrètement la première phrase du troisième Secret [« Au Portugal se conservera toujours le dogme de la foi, etc. » ] , sœur Lucie ne l'a pas située à sa place logique. Elle l'a ajoutée tout à la fin du Secret, alors que sa place réelle est évidemment entre la seconde partie et la conclusion générale [“A la fin, Mon Cœur Immaculé triomphera…”] . »

Poursuivons avec d'autres éléments particulièrement fiables.

 

Premier élément. À Rome, le Père Schweigl, jésuite autrichien (1894-1964), professeur à l'Université grégorienne et au Russicum, ayant décidé de se rendre au Portugal pour mener une enquête minutieuse sur Fatima, fut chargé par Pie XII d'une mission secrète auprès de sœur Lucie. Le 2 septembre 1952, il interrogea sœur Lucie au Carmel de Coïmbre. Si le Saint-Office n'autorisa pas la publication de cet interrogatoire, à son retour au Russicum le Père Schweigl confia à l'un de ses proches qui le questionnait sur le Secret :

«  “Je ne peux rien révéler de ce que j'ai appris à Fatima à propos du troisième Secret, mais je peux dire qu'il a deux parties : l'une concerne le Pape. L'autre, logiquement –bien que je ne doive rien dire– devrait être la continuation des paroles : Au Portugal se conservera toujours le dogme de la Foi.” […] Au sujet de la partie qui concerne le Pape, j'avais demandé [continue notre témoin] : “Le Pape actuel ou bien le prochain ?” À cette question, le Père Schweigl n'a rien répondu. »

 

Deuxième élément. Le cardinal Ottaviani rencontra sœur Lucie en mai 1955 et l'interrogea sur le troisième Secret. Quelques années plus tard, en 1960 avec Jean XXIII, il fut l'un des rares à lire ce fameux Secret. Ses déclarations sont donc de première importance :

« Le monde a prêté attention au message de Lucie. Ce message qui en plus des parties privées, familières, en plus de la partie qui se référait à tout le monde, contenait la troisième partie des choses qu'avaient confiées la Très sainte Vierge. Et celles-ci Elle les avait confiées, non pour elle, non pour le monde, du moins immédiatement, mais pour le Vicaire de Jésus-Christ (…). Ce que la Vierge lui révéla pour le dire au saint-Père (…) (L'évêque) voulut respecter le secret, par révérence aussi au Saint-Père. Il est important, oh oui, le secret. Il l'est pour le Saint-Père à qui il était destiné. Il en était le destinataire. Et si le destinataire ne se décide pas à dire : c'est le moment de le faire connaître au monde, nous devons laisser à sa sagesse qu'il reste secret. »

Il confirmera cela en privé à l'Abbé Richard : « Le cardinal Ottaviani m'a dit à moi-même, raconte l'Abbé Richard, que ce Secret est très important, mais qu'il est pour le Souverain Pontife. »

 

Avant de poursuivre, il faut d'abord mettre d'accord les paroles du cardinal Ottaviani avec les faits déjà bien acquis. Ces faits sont les suivants : le texte physique du 3 ème Secret, c'est-à-dire la feuille et l'enveloppe, n'était pas destiné en premier au Saint-Père et sœur Lucie n'a jamais demandé de le lui transmettre. Comme nous le redirons au chapitre VIII, le destinataire immédiat du Secret fut en effet d'abord Mgr Da Silva, évêque de Leira. Il en est resté le dépositaire jusqu'en 1957, quelques mois avant sa mort . Le cardinal Ottaviani, dans son discours du 11 février 1967, à l'Antonianum, l'affirmera clairement : « Bien que Lucie ait dit qu'il le pouvait, il ne voulut pas le lire. » Il précise aussi dans une autre déclaration : « [L'évêque] le remit fidèlement à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui le lui avait demandé pour éviter que quelque chose de si délicat, qui n'était pas destiné au public ne tombât pour quelque raison fortuite en des mains étrangères. » De plus, il fut prévu, dès 1945, que s'il [Mgr Da Silva] venait à mourir, le précieux document reviendrait au cardinal Cerejeira, patriarche de Lisbonne. C'était écrit sur l'enveloppe. Ce fait doit être souligné, car il prouve que le 3 ème Secret, contrairement à tout ce que l'on affirmera par la suite, n'est ni exclusivement, ni même explicitement adressé au Saint-Père. Il est seulement confié à l'Église aux fins de publication, à la date prévue. C'est sur la demande du Saint-Office qui craignait sa publication par l'évêque en 1960 que le Secret s'est retrouvé sous bonne garde à Rome, donc près du Saint-Père.

Si, donc, le cardinal Ottaviani déclare publiquement qu' «  Il est important, oh oui, le secret. Il l'est pour le Saint-Père à qui il était destiné. Il en était le destinataire  », il voulait dire par là que le texte du 3 ème Secret se rapportait à toute l'Église et plus précisément à la personne même du Pape. Il est souverainement important pour le Pape : vraisemblablement parce qu'il y est question de lui, parce qu'il le concerne. Il n'est pas possible de faire une autre interprétation. Le Frère Michel de la sainte Trinité écrit à ce sujet : « Destiné explicitement et exclusivement au Pape ? Certainement pas ! Mais concernant directement le Pape ? Sans aucun doute. » C'est pourquoi d'ailleurs, après lecture du texte, Jean XXIII déclara qu'il ne concernait pas son Pontificat.

Que le vrai 3 ème Secret concerne donc aussi le Pape, la Papauté, de manière explicite, nous en avons plusieurs indices dans les écrits et les propos de sœur Lucie. Par exemple, le 22 octobre 1940, Lucie révéla que Notre-Seigneur recevrait favorablement une consécration du monde mais qu'elle ne remplacerait pas la consécration de la Russie : « Prie pour le Saint-Père, sacrifie-toi pour que son cœur ne succombe pas sous l'amertume qui l'oppresse. La tribulation continuera et augmentera. Je punirai les nations de leurs crimes par la guerre, par la famine et par la persécution contre mon Église qui pèsera [dans le futur donc] spécialement sur mon Vicaire sur la terre. Sa Sainteté obtiendra que ces jours de tribulation soient abrégés s'il obéit à mes désirs en faisant l'acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie du monde entier avec une mention spéciale de la Russie. »

Puis, le 2 mars 1945, après les grands tourments de la seconde guerre mondiale donc, lorsqu'elle écrit au Père Aparicio, son ancien confesseur, alors missionnaire au Brésil : « Là-bas, prie-t-on pour le saint-Père ? Il est nécessaire de ne pas cesser de prier pour Sa Sainteté. De grands jours d'affliction et de tourmente l'attendent encore. »

Nous avons là la preuve que les souffrances du Saint-Père auxquelles fait allusion le Secret ne sauraient être identifiées –comme le pensent beaucoup de commentateurs–, avec les épreuves de Pie XII durant la seconde Guerre mondiale. Non, en 1945, sœur Lucie nous laisse entendre que les grandes tribulations de la papauté sont encore à venir.

Signalons d'ailleurs que jusqu'à sa mort, le 12 décembre 1981, le Père Alonso pensa que l'annonce insistante selon laquelle « le Saint-Père aura beaucoup à souffrir » n'était pas encore réalisée. Le Père Alonso voulait surtout indiquer par là qu'il ne s'agissait pas de Pie XII comme certains ont voulu le faire croire.

Rappelons aussi les célèbres visions de Jacinthe sur le Saint-Père : « Je ne sais comment cela s'est passé, mais moi j'ai vu le saint-Père, dans une grande maison, à genoux devant une table, la tête dans les mains et pleurant. Au dehors, il y avait beaucoup de monde. Les uns lançaient des pierres, d'autres l'insultaient et lui disaient de vilaines paroles. Pauvre saint-Père ! Il nous faut beaucoup prier pour lui. »

« Il y a dans cette vision, la description d'une violente contestation contre le Saint-Père et les mots employés font penser à une rébellion provenant de l'intérieur de l'Église, de la part d'un troupeau, mû par l'orgueil et la haine, en état de violente rupture par rapport à l'autorité suprême de l'Église : cela fait immédiatement penser au progressisme et au modernisme qui se sont habillement emparés des commandes de l'Église à l'occasion du Concile Vatican II et qui n'ont eu de cesse, depuis, d'amoindrir toujours plus l'autorité suprême du Pontife Romain, pour finir, un jour, par la supprimer. Cela nous renvoie aussi à certaines formules du Père Alonso sur le troisième Secret, quand il écrivait par exemple : “Le contenu du Secret doit se référer à des prophéties terribles au sujet de l'état intérieur de l'Église“, doit parler “de luttes intestines au sein de l'Église même“. »

« À une autre occasion, écrit Lucie, nous nous rendîmes à notre “Lapa” du Cabeço. Arrivés là, nous nous prosternâmes à terre pour réciter les prières de l'Ange. Après un certain temps, Jacinthe se redressa et m'appela : “Ne vois-tu pas tant de routes, tant de chemins et de champs pleins de gens qui meurent de faim et n'ont rien à manger ? Et le Saint-Père dans une église, priant devant le Cœur-Immaculé de Marie ? Et tant de monde qui prie avec lui ?”

« Quelques jours après, Jacinthe me demanda : “Est-ce que je peux dire que j'ai vu le Saint-Père et tout ce monde ?” “Non ! Ne vois-tu pas que cela fait partie du Secret ? Et qu'ainsi bientôt tout se découvrirait ?” “C'est bien, alors, je ne dirai rien !”  »

Or, de tous les papes qui se sont succédé jusqu'à Jean XXIII, on ne voit pas à qui appliquer cette vision.

« Certains interprètes ont cru pouvoir l'appliquer au pape Pie XII. Mais il est plus probable que cette vision prophétique concerne encore l'avenir. Peut-être s'agit-il du Pape qui décidera enfin d'accomplir les demandes de Notre-Dame, en commençant par faire connaître au monde son ultime Secret ? Si sœur Lucie a éprouvé une véritable agonie avant de pouvoir l'écrire, on imagine les terribles souffrances du Pape qui aura à le divulguer. Il est sûr aussi que, lorsque le Souverain Pontife, renonçant aux compromis, aux silences et aux concessions que dicte une prudence trop humaine, décidera d'agir en tout avec vigueur, conformément à son devoir de Vicaire du Christ, –c'est-à-dire d'abord en défenseur intrépide du dépôt de la foi, n'hésitant plus à dénoncer nommément les hérétiques qui empoisonnent son troupeau–, il provoquera la fureur de ses ennemis ; il devra essuyer aussi les affronts et supporter la haine de ses propres enfants dévoyés, engagés depuis longtemps au service de l'Adversaire. On l'insultera, on lui jettera des pierres, on le maudira. Oui, alors plus que jamais, “le Saint-Père aura beaucoup à souffrir” . » (…)

« Quant au Saint-Père “priant devant le Cœur Immaculé de Marie”, on peut penser qu'il s'agit du Pape mentionné par la conclusion du Secret : “À la fin… le Saint-Père me consacrera la Russie.” La Vierge a peut-être fait voir à sa petite confidente dans quelle situation tragique aurait lieu finalement la consécration de la Russie réclamée par le Ciel avec tant d'insistance depuis 1929 ? “Ils le feront, mais ce sera tard” , dira Notre-Seigneur à sœur Lucie.

« Quoi qu'il en soit de ces deux visions de Jacinthe, que seule la révélation du troisième Secret et la réalisation des événements éclaireront parfaitement, la leçon que Lucie a voulu que nous tirions de ces récits est simple, et plus actuelle, plus urgente que jamais : il faut prier, beaucoup prier et offrir des sacrifices pour le Pape. Si la voyante n'a pas pu, dans ses Mémoires, nous dévoiler les raisons de son insistance –sans doute en dépendance directe des révélations du troisième Secret– , du moins a-t-elle voulu nous proposer l'exemple émouvant de sa petite cousine. Avec le souci des pécheurs qu'il faut sauver de l'enfer, la pensée du Saint-Père était sa préoccupation la plus habituelle. À coup sûr, parce qu'elle connaissait des événements que nous ignorons, parce qu'elle savait quels périls, quelles tentations et finalement quelles terribles persécutions le Saint-Père aurait à affronter et à souffrir avant le triomphe du Cœur Immaculé de Marie.  »

Le Père J.-C. Castelbranco écrivait à ce sujet : « On sent qu'en parlant du Saint-Père, les enfants font encore des réticences ! Ce point est probablement un de ceux qui appartiennent encore à la 3 ème partie du Secret qui reste à dévoiler. Mais l'insistance des 3 enfants à prier pour le Saint-Père est significative... » Il ne pouvait mieux dire. D'ailleurs, nous savons que ce fut à la suite du 13 juillet et de la révélation du grand Secret qu'ils commencèrent à offrir leurs sacrifices et leurs prières pour le Saint-Père. Il poursuit : « Aussi, la prière pour le Saint-Père est-elle devenue de tradition dans le sanctuaire de Fatima. De là, cette dévotion si catholique s'est répandue dans tout le pays, au point que le 13 mai 1942, Monseigneur l'Évêque de Leira a pu se féliciter de ce que “Fatima a créé au Portugal la dévotion au Pape”. »

Et de fait, « La lecture attentive des deux premières parties du Secret nous apprend que le rôle du Souverain Pontife est déterminant pour la réussite du grand dessein providentiel. Dans les vingt-trois lignes du manuscrit de sœur Lucie, le saint-Père est mentionné cinq fois. De plus, la structure même du Secret, où les promesses et les châtiments se trouvent formulés deux fois de suite, souligne nettement la souveraine responsabilité du Pape dont tout dépend en définitive. Si le Saint-Père est ainsi nommé cinq fois dans le Secret divulgué, comme premier responsable du salut ou du châtiment de la Chrétienté, comment concevoir qu'il n'ait aucune responsabilité dans une catastrophe infiniment plus grave, spirituelle cette fois, et qui relève ainsi de son pouvoir direct et immédiat ? Comment “le dogme de la Foi” viendrait-il à “faire défaut” sans qu'il y ait eu “défaillance” de celui dont la charge principale consiste précisément à conserver intact le dépôt de la foi au sein de l'Église ? »

Et il faut bien le reconnaître, toute la crise actuelle de l'Église, tout au moins son point central, tourne autour du Pape.

Sur la base de toutes ces déclarations sérieuses et authentiques, il est donc possible d'affirmer sans risque de se tromper que le troisième secret contient deux points essentiels :

Outre la grave crise de la Foi déjà amplement évoquée au chapitre III (“troisième preuve”…) et dans l'ouvrage du Frère Michel de la sainte Trinité (« Toute la vérité sur Fatima » tome 3, partie finale), et sur laquelle nous ne revenons pas ici (se situant donc entre 1960 et le triomphe du Cœur Immaculé de Marie), une autre partie du 3 ème Secret concerne aussi directement le Pape, celui qui «  aura beaucoup à souffrir » et celui-là même sans doute qui accomplira la vraie consécration de la Russie évoquée dans le deuxième Secret, qui se fera mais « bien tard » .

Ces annonces voilées dans les écrits de sœur Lucie, mais insistantes, relatives au Saint-Père laisse bien présager pour un Pape futur des souffrances très grandes sans commune mesure avec ce que peut avoir à supporter un Pontife dans une période ordinaire (et devant survenir avant le triomphe du Cœur Immaculé de Marie). On peut même dire que de telles souffrances ne se seront pas vues dans le passé, précisément parce qu'elles seront liées aux tribulations des « derniers temps ». Marie-Julie Jahenny précisait d'ailleurs à ce sujet, puisqu'elle aussi voyait un pape martyr pour nos temps : « L'auguste Pontife doit lui aussi souffrir toutes sortes de tourments. Vos voix ne seront-elles pas suppliantes pour celui qui sera dans les fers, entouré d'ennemis ? Ses fers seront bien plus pesants que ceux de l'auguste victime qui vient d'être moissonnée (il s'agit de Pie IX). Ils désireront sa mort puisqu'ils veulent la ruine de l'Église Catholique. » (29/09/1879)

De surcroît, pour que la Très sainte Vierge annonce dès 1917 ces tribulations pour un Pape particulièrement , dans le cadre d'un important Secret à ne révéler au monde entier qu'à partir de 1960 « car alors il apparaîtra plus clair » , c'est parce que le monde aura besoin de cette révélation à partir de ce moment précis, qui marque le début de la grande crise , pour bien comprendre ce qui se passera alors tant pour le Pape que pour toute l'Église. On peut donc exclure les faits de guerre, maladies, etc. Sœur Lucie est sur ce point très explicite, puisque écrivant en 1945, donc après les tourments de la guerre qui pourtant, avait-elle annoncée, « allait être horrible, horrible », elle dit : « Il est nécessaire de ne pas cesser de prier pour Sa Sainteté. De grands jours d'affliction et de tourmente l'attendent encore. » Ce sous-entendu de Sœur Lucie est très certainement lié aux annonces du 3 ème Secret. Pie XII étant décédé en 1958 sans autres souffrances que celles de la seconde guerre mondiale, c'est donc que le Pape visé à Fatima est un des Papes qui lui succède !

Ce pape visé dans le vrai 3 ème Secret est vraisemblablement celui qui doit subir l'aboutissement du complot contre l'Église : l'infiltration massive dans les séminaires catholiques, commencée dans les années 30, avait bien évidemment pour objectif de remonter plus haut dans la hiérarchie, c'est-à-dire à Rome, aux postes de commande de l'Église catholique environ 40 ans plus tard, et donc fatalement une violente persécution devait s'abattre en finale sur le vrai Pontife, pilier essentiel de l'Église, « Pierre d'angle » , qui sera supplanté par un antipape, précurseur de l'Antéchrist.

Mais les souffrances pour ce Pape sont aussi liées, manifestement, à l'autre annonce du Secret : la perte de la Foi à grande échelle, jusque dans l'Église, autrement dit l'Apostasie générale nous reliant à la venue prochaine de l'Antéchrist et aux tribulations de la fin des temps, châtiment éminemment spirituel.

On retrouve d'ailleurs ces annonces –presque mot pour mot– dans le Secret de La Salette du 19 septembre 1846 :

1. PERTE DE LA FOI : «  Ils [Lucifer et les démons] aboliront la Foi peu à peu et même dans les personnes consacrées à Dieu… (…) Plusieurs maisons religieuses perdront entièrement la Foi et perdront beaucoup d'âmes… (…) La vraie Foi s'est éteinte… (…) La sainte Foi de Dieu étant oubliée…(…) Rome perdra la Foi et deviendra le siège de l'Antéchrist… »

2. MARTYRE DU VRAI PAPE lié à la crise affreuse : « Le Vicaire de mon Fils aura beaucoup à souffrir, parce que pour un temps l'Église sera livrée à de grandes persécutions, ce sera le temps des ténèbres ; l'Église aura une crise affreuse (…) Le Saint-Père souffrira beaucoup. Je serai avec lui jusqu'à la fin pour recevoir son sacrifice. Les méchants attenteront plusieurs fois à sa vie sans pouvoir nuire à ses jours  ; mais ni lui, ni son successeur [qui ne règnera pas longtemps]…ne verront le triomphe de l'Église de Dieu. (…) L'Église sera éclipsée…(…) Mais voilà Enoch et Elie…(…) Ils condamneront les erreurs diaboliques de l'antéchrist…   »

Pour être plus précis, il faut encore ajouter qu'il s'agit là d'un Pape « à partir de 1960 », donc un Pape du Concile ! En excluant Jean XXIII puisqu'il déclara le 13 mai 1960 après avoir lu le texte du 3 ème Secret avec le cardinal Ottaviani : « Cela ne concerne pas les années de mon Pontificat. » On peut également exclure Jean-Paul I er pour la raison déjà indiquée en note (123). Ne reste donc plus en liste que Paul VI et Jean-Paul II… S'agirait-il sinon d'un pape futur ? Difficile, en l'an 2000, de soutenir cette hypothèse puisque d'une part, nous savons que le 3 ème Secret commençait sa réalisation aux environs de 1960, et d'autre part parce que selon la prophétie des papes de saint Malachie (qui donne des devises aux papes comme aux antipapes), il ne reste plus qu'une seule devise avant la fin : De Gloria Olivae (De la Gloire de l'Olivier), devise relative aux deux oliviers –Apoc. XI, 3-4– que sont Hénoch et Élie prêchant aux temps de l'Antéchrist (3 ans ½ tout au plus)… Le pape vivant cette période ne pourra donc guère régner longtemps. Raoul Auclair précise à propos de cette der­nière devise De Gloria Olivae  : « J'ai dit que cet oracle était l'un des plus clairs. Et même l'on verra quelle grande clarté il projette, jusqu'à permettre de situer le temps qu'il définit. Et ce temps est celui de l'Antéchrist.  »

De surcroît, les secrets de La Salette (celui de Mélanie comme celui de Maximin) précisent tous les deux que le pape qui aura beaucoup à souffrir aura un successeur « qui ne règnera pas longtemps » , « un successeur que personne s'y attend » et que ces deux papes authentiques ne verront pas le triomphe de l'Église de Dieu. Or, De Gloria Olivae , ne peut avoir de successeur puisqu'il est le dernier de la liste !

La Prophétie est donc assez restrictive et contraignante. A chacun d'y réfléchir en son âme et conscience et à l'aide des ouvrages déjà publiés à ce sujet, de se forger une réponse…

Nous ne pouvons en effet ici, faute de place, développer la question mais ceux qui désirent en savoir davantage pourront se reporter aux ouvrages traitant de cette question du martyre de la Papauté à la fin des temps, indiqués en bibliographie. Cela d'ailleurs concorde avec toute la tradition prophétique médiévale qui annonçait en termes clairs que pour les derniers temps de la papauté, le vrai Pape sera neutralisé et supplanté par un anti-Pape “faux prophète” et une fausse Église qui prépareront directement la voie à l'Antéchrist.

* * *

Voilà donc sans risque de se tromper les deux éléments essentiels du véritable contenu du 3 ème Secret de Fatima que la sainte Vierge voulait nous transmettre afin de nous y préparer, et qu'il nous faut donc graver dans notre esprit  pour, à notre tour, ne pas perdre la Foi et la compréhension de ce qui se passe actuellement dans l'Église. (...)

(Laurent Morlier - le 3ème secret de Fatima 2001)

 





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