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Partie 2

Le journal « Nouvel Europe magazine » publie cet article en janvier 1980. Nous attirons votre attention sur le fait que le journal ne considère que la thèse du sosie et non la survivance du Pape Paul VI (et donc reconnaît "pape" en 1980, Karol Wojtyla)

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La faute du Pape ?

Pourquoi Paul VI a-t-il permis que des prêtres dévoyés, des théologiens hérétiques trahissent l'esprit de ses écrits et l'enseignement de l'Eglise ? Pourquoi ne pas réagir, les déplacer, les blâmer ou avoir recours à l'arme suprême, l'excommunication ? Pourquoi ne pas avoir assaini son entourage et nettoyé son Eglise ?

Theodor Kolberg y voit deux raisons : 

  • une disposition des évêques à la désobéissance envers le Pape. Elle remonte aux années soixante avec l'introduction, dans les séminaires, des doctrines modernistes, entre autres, celle de Teilhard de Chardin. Paul VI craignait de voir se généraliser, s'il prenait des sanctions, l'exemple de l'Eglise de Hollande qui frôla un moment le schisme : un évêque sanctionné par son cardinal avait menacé d'entraîner avec lui une partie des fidèles tandis que les autres restaient fidèles au Pape et au cardinal.

  • Selon l'auteur, la seconde serait que le Souverain Pontife connaissait son sort et l'avait accepté. Il le connaissait par une des fameuses lettres de Fatima dont Pie XII et Jean XXIII avaient eu, avant lui, connaissance. Un pèlerinage du Pape à Fumone (70 kilomètres de Rome) serait révélateur de cet état d'esprit. Dans ce château, mourut prisonnier le pape Célestin V qui avait préféré cette solution plutôt que de provoquer un schisme fatal à l'Eglise.

 

Des raisons plus profondes

L'Eglise traverserait-elle une crise de croissance, de transformations profondes, indispensable à son adaptation au monde moderne ? Cynisme, dit Theodor Kolberg : fondée par le Christ, elle ne peut pas plus changer que lui. En réalité, l'Eglise serait en proie aux attaques du Malin, de Satan. Après un exposé sur les démons, leurs façons d'agir et de s'emparer de l'esprit des hommes (parmi les possédés, il y a aussi des prêtres, des évêques, des cardinaux), l'auteur présente un des chefs d'accusation : les principaux possédés sont les francs-maçons. Des princes de l'Eglise appartiennent à cette secte.

Des listes de ces personnalités de l'Eglise appartenant à la franc-maçonnerie ont paru dans de nombreux journaux ; elles donnaient des précisions troublantes : identité, matricule du « frère », date et loge d'admission. « L'Osservatore romano » a réagi une seule fois en qualifiant ces accusations d'anticléricalisme. Compte tenu des différentes interdictions des Papes depuis 1884 (in « Humanum genus » de Léon XIII le 20 avril 1884), compte tenu de la menace d'excommunication adressée à tout catholique affilié à la secte, les accusés eussent dû publier une déclaration solennelle niant leur appartenance à la franc-maçonnerie, affirmant leur fidélité à la religion catholique et leur obéissance aux ordres pontificaux. S'ils appartenaient vraiment à une loge, ils ne pouvaient se parjurer une seconde fois. Cette déclaration ne fut jamais publiée par personne.

Par contre, des rumeurs coururent selon lesquelles la franc-maçonnerie avait changé, qu'elle n'attaquait plus l'Eglise ; on verrait même levée prochainement l'excommunication.... La riposte semble significative : il s'agissait d'expliquer la présence de hauts dignitaires ecclésiastiques au sein des loges.

 

Le sabotage de l'Eglise

Une fois en place, les prêtres-francs-maçons occupèrent rapidement les postes de commande et se mirent en devoir de saboter l'Eglise sur le double plan de la doctrine et de la liturgie pour la transformer en une sorte de religiosité mondialiste (2).

Ils introduisirent une série de réformes qui réduisait à rien l'autorité pontificale : le Pape perd son titre de chef incontesté de l'Eglise pour en devenir une sorte de président d'honneur ; le refus, pour les catholiques , de se considérer comme les uniques détenteurs de la seule vérité (d'où l'abandon de l'infaillibilité) et enfin la « rénovation » des sacrements.

Le concile Vatican II apporta la dernière touche à ce programme. Le manque de place, dans ce volumineux dossier, nous empêche de détailler les arguments et les explications de Theodor Kolberg. Les catholiques traditionnels qui nous lisent connaissent les déchirements de tous leurs frères en religion devant les audacieuses innovations de la liturgie nouvelle. Il nous a semblé plus intéressant de voir de plus près le rôle de celui que notre auteur nomme « l'imposteur ».

 

Le rôle de « l'imposteur » dans le sabotage de l'Eglise

Une fois en place, le « faux pape » n'aurait sans doute plus eu qu'à exécuter les ordres de la troïka. On le sentit tout de suite, explique Kolberg, en voyant défigurés et ridiculisés les sacrements traditionnels et vénéras de la religion catholique. Cependant, il se passa un fait plus significatif : le 14 décembre 1975, à l'issue d'un service religieux oecuménique en la chapelle sixtine, le « pape » s'agenouilla devant le métropolitain Meliton et lui baisa les pieds. Il ne s'agissait pas seulement d'un témoignage de fraternité mais bien de soumission : le chef de l'Eglise catholique s'humiliait devant le maître d'une religion hérétique ! La photo fit grand bruit dans le monde. Elle témoignait aussi de la reprise des tentatives de réconciliation entre deux Eglises séparées. Les catholiques y faisaient, seuls, les concessions. (NDLR : il en est de même dans leurs discussions avec les francs-maçons). Benelli porte lui, la responsabilité d'une attaque frontale contre l'Espagne. Nonce à Madrid, il avait sympathisé avec des ennemis de France et donné asile au progressiste Ramon Cascante. Le gouvernement de Madrid avait demandé son départ. Nommé, comme on l'a vu, au poste de responsable des Affaires étrangères du Vatican, il saisit l'occasion quand le gouvernement espagnol fit exécuter les assassins de plusieurs policiers et fonctionnaires espagnols, des terroristes : des discours « pontificaux » condamnèrent cette opération de justice ; le Vatican prenait le parti des assassins.

L'oecuménisme : belle occasion de transformer l'Eglise catholique en religion mondialiste. Sous prétexte de « contact », le secrétariat pour les non chrétiens (Pignedoli) rencontra des dirigeants socialistes arabes (comme, par exemple, à Tripoli du 2 au 5 février 1975), d'autres musulmans au Mali, au Niger, en Tunisie. Il en rendit compte, affirma l'auteur, à Washington grand chef des francs-maçons et mouvements mondialistes, Rockefeller. Cette tarte-à-la-crème devenait le maître-mot de la trahison des volontés du Christ.

Les catholiques – et les autres – connaissent les démêlées de Mgr lefebvre et du Vatican. On peut dire que les manoeuvres furent mises en place pour écoeurer ce courageux évêque. Une exemple suffira : alors que l'évêque d'Ecône dut attendre deux ans avant d'obtenir uen audince pointificale, le « pape » recevait (mars 1976) un prêtre de la religion shintoïste ! 

Les nominations de nouveaux évêques et cardinaux témoignent amplement l'ouverture vers le communisme comme par exemple le remplacement hâtif de Mgr Mindszenty, Primat de Hongrie, par le Dr. Lazlo Lekai (passage illisible) dans cette affaire, le rôle de Casaroli, connu pour ses sympathies avec l'Est ?

Cette question amène la suivante de l'Ostpolitik du Vatican qui arrange fort bien le Kremlin qui tient fermement les commandes le l'Eglise orthodoxe russe. Qui donc (évoquera) les graves problèmes des nouveaux martyrs de la U.R.S.S. ? (fin du paragraphe illisible).

 

Et maintenant ?

A l'époque où il écrivit ses deux ouvrages, Theodor Kolberg se posait la question : le Pape, le vrai, retrouvera-t-il la liberté ? Il nous paraît aujourd'hui intéressant de déterminer d'abord, avec le plus d'exactitude possible, quand « l'imposteur » aurait pris la place de Paul VI. Nous avons une première « fourchette » :entre Pâques et le 10 octobre 1975. Tentons de l'affiner. Les photos nous y aiderons, celles surtout publiées par Kolberg dans son second livre (« Der betrug »...). Il publie celle d'un « imposteur » prise en mai 1975.

Si on en croit les documents, la substitution aurait donc été effectuée entre Pâques et mai 1975. les textes des discours pontificaux confirment d'ailleurs ces dates.

 

Quel fut le sort du Pape prisonnier ? Sans doute ne le saurons-nous jamais. Un homme est mort, qui portait le titre de Pape et le nom de Paul VI. A-t-il vraiment joué un rôle d'imposteur ? Nous laissons à nos lecteurs le soin, sinon de juger, du moins de s'interroger. Si M. Kolberg ne se trompe pas, qu'est devenu le véritable successeur de Saint-Pierre ?

Comment mourut Pie XII ? Assassiné aussi peut-être ? Comme M. Kolberg le laisse entendre et , dans ce cas, l'affaire aurait des racines bien plus profondes. La mort soudaine de Jean-Paul Ier a fait couler beaucoup d'encre et soulevé bien des hypothèses. Un complot existe-t-il vraiment au Vatican, comme au temps des Borgia ? Nous refusons de nous prononcer. Peut-être un jour, les historiens disposeront-ils d'assez de documents pour juger. En attendant, que les catholiques agissent selon leur conscience. Le nouveau pape semble, Jean-Paul II, ne pas manquer de détermination et de courage. Il en aura besoin pour remettre de l'ordre dans une Eglise secouée par des « idées nouvelles » qui ne sont certes pas bien admises par les fidèles. A-t-il eu vent du « complot » ? Pourquoi a-t-il remplacé, au Vatican, le personnel proche de lui par de fidèles Polonais ? Deviendra-t-il, lui aussi, un jour prochain, la cible du complot ? L'est-il déjà ?

A. SITTINGER

 

(2) Selon des bruits difficilement vérifiables, dès les années trente, le parti communiste français (stalinien) aurait introduit ses meilleurs éléments dans l'Eglise catholique, ce qui expliquerait l'arrivée aux postes de commande de ces « dormants » vers les années soixante.

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Tag(s) : #Ouvrages - Presse

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