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Ecoutons le Saint Père nous parler de l'Unité des Chrétiens dans l'Unique Eglise voulue par le Christ. L'oecuménisme que prône le Pape Paul VI n'a rien à voir avec le syncrétisme de JPII et BXVI ! Paul VI souhaite que les communautés chrétiennes adhèrent à la véritable Eglise du Christ, l'Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique, en Foi, en rite, etc. Quelle charité, quel Amour de Dieu dans ses propos !....

  

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Chers fils et filles,

 

Toute l'Eglise dans le monde célèbre actuellement la « se­maine de prière pour l'Unité », c'est-à-dire pour la réinté­gration dans l'unique Eglise voulue par le Christ, de tous les chrétiens qui ont l'honneur et la responsabilité de porter ce nom et qui sont encore aujourd'hui divisés en de nombreuses frac­tions, séparés entre eux et privés de la communion avec l'Eglise. Quiconque porte le nom de chrétien, est obligé de conserver — comme l'écrit saint Paul, — « l'unité de l'esprit dans le lien de la paix : un seul corps, un seul esprit, comme en une unique espérance vous avez été appelés ; un est le Seigneur, une la foi, un le baptême, un Dieu et Père de tous » (Ep 4,3-6) : à mesure que croît l'évidence de ce devoir fondamental, croît en même temps la conscience, le désir, le besoin de restaurer ce que l'Eglise est essentiellement, c'est-à-dire une communion (cf. hamer, L'Eglise est une communion, Cerf 1962) ; et croît le malaise, la douleur de la fragmentation insoutenable du nom chrétien ; et croît l'impatience de voir et de jouir des effets de l'oecuménisme. Mais en même temps on se rend compte des difficultés qui se posent pour arriver à une réconciliation sincère et effective entre les Chrétiens. Des siècles sont passés, qui ont cristallisé cette condition historique anormale ; on a discuté et polémiqué sans fin de tous côtés ; des personnalités de grande renommée morale et spirituelle se sont exprimées, ont défendu et illustré leurs positions ; on a fixé des dispositions pratiques, des compromis de type politico-religieux, qui sont évidemment opposés à l'unité chrétienne et à l'autonomie de l'Eglise. Par exemple, on a attribué à certains territoires géographiques des dénominations chré­tiennes différentes ; à certains Princes, le pouvoir en matière religieuse (comme il arriva après la guerre de Trente Ans, par le traité de Westphalie, signé à Munster EN 1648, qui établissait le principe absurde : cuius regio, illius religio). Il s'est formé dans les diverses confessions chrétiennes des Eglises séparées une tradition, une mentalité, une bonne foi ; on a écrit des livres et des livres à la défense des différents systèmes théologiques ; chaque Eglise s'est revêtue d'un voile d'orthodoxie intangible ; ou bien on a donné libre cours au principe du libre examen, en autorisant toute interprétation personnelle et arbitraire de la Bible, niant l'autorité du magistère catholique et acceptant celui de maîtres innombrables et contrastants... Où se trouve alors, l'unité de la foi, de la charité, de la communion ecclésiale ?

 

Les difficultés semblent insurmontables ! L'oecuménisme sem­ble se consumer en un effort illusoire ! Les efforts généreux de l'oecuménisme non catholique, devant reconnaître à chaque dénomination chrétienne sa propre croyance, réveillent, oui, et stimulent le problème de l'unité, mais ils ne peuvent le ré­soudre sans cette autorité et ce charisme de l'unité, que précisément nous retenons être la prérogative divine de Pierre. Mais Pierre alors, disent certains, ne pourrait-il renoncer à toutes ses exigences ? et les catholiques, et les autres ne pourraient-ils célébrer ensemble l'action la plus haute et la plus définitive de la religion chrétienne, l'Eucharistie ? proclamer que l'unité tant désirée est finalement atteinte ? Il ne peut en être ainsi. Ce n'est pas par cette voie de fait, l'intercommunion, comme on dit aujourd'hui, que l'on peut atteindre l'unité. Comment le pour­rait-on sans une même foi, sans un sacerdoce identique et va­lide ? Ces jours-ci la déclaration, claire et autorisée, du Secré­tariat pour l'unité des chrétiens, rappelle la défense d'intercommunion (sauf dans des cas spéciaux et déterminés) et interdit aux catholiques d'y recourir. Ce n'est pas une bonne voie que celle de l'intercommunion, c'est une déviation.

 

Vous nous demanderez alors si nous ne sommes pas devant un problème insoluble, tant sont nombreuses et graves les difficultés, et tant sont vaines, et parfois dommageables, les tentatives abusives et conformistes pour une unité artificielle.

 

Non, très chers fils, nous ne devons pas désespérer de l'heureux aboutissement de l'oecuménisme voulu par le récent Concile du Vatican, même s'il est difficile, lent et progressif. Nous vous rappelons que la cause de l'oecuménisme a même beaucoup gagné, ne fût-ce que l'idée, qui nous semble désormais victo­rieuse, d'un christianisme unique. L'unité est voulue par le Christ. Une Eglise unique doit l'exprimer. La cause de la religion en a besoin. Si tel est le devoir et l'intérêt des Chré­tiens, l'unité sera rétablie. D'un mouvement historique et spi­rituel centrifuge nous sommes déjà passés à une orientation centripète. De grands pas pour que cette orientation devien­ne un mouvement vers la communion ecclésiale et universelle ont été faits et sont en cours, avec ferveur. La popularité de l'idée oecuménique se répand et gagne les esprits droits et croyants. Le Peuple de Dieu pense, prie, agit, attend et souffre pour son unité pleine et authentique. A Rome, cette année, notre Cardinal Vicaire a organisé une célébration plus intense et plus générale de cette Semaine pour l'Unité de tous les Chrétiens. Au niveau officiel et représentatif, des études sont en cours, des rencontres, des discussions, des propositions pour résoudre les questions multiples et délicates relatives aux divisions qui ne permettent pas encore la réconciliation et la réintégration dans l'unique Eglise. On parle beaucoup de charité entre Chré­tiens séparés, et non plus de mépris, de méfiance, d'indifférence. Des initiatives communes dans le domaine culturel, social, caritatif sont déjà l'objet d'une collaboration fraternelle et loyale entre catholiques et non-catholiques. Déjà de tous côtés on cherche à mieux se connaître, à se respecter, à s'aider. La pers­pective que ce qu'il y a de vrai, de bon et de beau dans les dif­férentes expressions chrétiennes pourra être conservée et intégrée dans la plénitude d'une même confession de foi, de charité, de communion ecclésiale.

 

On pourrait dire encore autre chose pour prouver qu'il existe un oecuménisme positif et progressif. Mais, répétons-le: le chemin est long, le chemin est difficile ; posons-nous à nous-mêmes, catholiques, une question : que pouvons-nous faire pour abréger et aplanir le chemin ? que chacun se le demande : moi, que puis-je faire pour favoriser la cause évangélique de l'unique bercail et de l'unique Pasteur, qui est le Christ Seigneur ? (cf. Jn Jn 10,16).

 

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/cju.htm

  

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Pas d'oecuménisme sans charité !

  

Déclaration du Pape Paul VI le 24 janvier 1968 sur la nécessité de la charité pour l'oecuménisme. Paul VI prône le véritable oecuménisme et non le syncrétisme actuel. Dans ses discours, il n'a eu de cesse de le rappeler. Par la Charité nous aimons Dieu et, en Lui, nous nous aimons nous-mêmes et nous aimons le prochain.  La Charité implique la Foi, une adhésion totale au Christ et à Son Eglise et s'avère nécessaire pour le retour des "communautés chrétiennes" séparées à la Sainte Eglise Catholique (en foi et en actes).

Voici un extrait de cette déclaration...

 

Une séparation longue et douloureuse

 

Voilà pourquoi Nous croyons louer le Seigneur en disant qu'il Nous a semblé que Nous grandissions dans la charité en étudiant et en expérimentant l'oecuménisme tel que le récent Concile nous l'a enseigné. Chacun sait que notre oecuménisme est d'abord une question de charité : de charité envers ces frères qui portent déjà le nom de chrétiens et nous sont unis par la régénération commune d'un même baptême et par la profession de certaines vérités fondamentales de la foi, mais qui sont cependant différents de nous parce que nous ne nous identifions pas complètement dans l'intégrité d'une même foi comme cela serait nécessaire, et que, en conséquence, nous ne participons pas d'une façon unitaire et par­faite à la communion de l'unique Eglise.

 

Les origines de ces déchirements et de ces séparations, les controverses doctrinales et pratiques qui en découlèrent, la crainte que l'accoutumance à parler et à vivre ensemble n'engendrât la con­fusion des idées et n'aboutît à l'indifférence religieuse, ainsi que tant d'autres raisons, accrurent tellement la méfiance et la polé­mique, de part et d'autre, que la charité était devenue impossible, sinon dans le coeur et dans le désir, du moins dans sa manifesta­tion pratique sous forme d'un effort de réconciliation collective. Les positions respectives des catholiques et des frères séparés ont été pendant longtemps étudiées plus pour se défendre et s'affirmer différents que pour se rapprocher et se rejoindre. La charité manquait.

 

Et la charité manquait aussi parce qu'on était convaincu qu'elle ne suffisait pas pour produire cette union complète qui doit avoir pour fondement une foi égale et une adhésion concrète à cette communauté visible et organique, méritant pleinement d'être appelée Eglise du Christ. Nécessaire, insuffisante à elle seule pour rétablir l'union, la charité reste encore timide et incertaine dans ses expressions oecuméniques envers les frères séparés, avec lesquels nous voudrions sincèrement rétablir des rapports de pleine unité. Mais elle est nécessaire, primordiale et essentielle pour se mettre sur la bonne voie conduisant vers la solution, toujours complexe et difficile, du problème oecuménique, dans le sens que nous esti­mons unique et nécessaire.

 

Et c'est la raison pour laquelle nous voulons faire de l'oecumé­nisme conciliaire un exercice nouveau, original et généreux de charité. En réalité un tel exercice exige humilité, générosité, morti­fication de l'égoïsme personnel, renoncement au prestige propre, amour vigoureux ; et tout cela à quel degré ! Nous le disons pour Nous, et Nous le disons également pour tous ceux, pasteurs et fidèles, qui ont à coeur le rapprochement avec ces frères séparés que nous avons fini par appeler nos frères très chers. Ces paroles de saint Paul résonnent sans cesse dans nos coeurs : « La charité est patiente ; la charité est serviable ; elle est sans envie ; la cha­rité est sans jactance et ne se fait pas valoir ; elle ne fait rien d'in­convenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal, etc. » (1Co 13). Paroles belles mais fortes qui exi­gent un changement dans notre psychologie et un renouvellement de notre énergie morale.

 

L'heure de la charité ?

 

Il Nous faut dire maintenant que Nous commençons à éprouver la joie que la charité porte en elle. Quelle joie pour Nous de lever le regard vers les champs des Eglises et Communautés chrétiennes séparées de Nous, de pouvoir les contempler, aujourd'hui plus que jamais, avec amour, avec le nouvel amour que l'Esprit-Saint répand sur l'humanité qui adhère au Christ, de pouvoir dire enfin à tous ces frères que Nous, oui Nous, le Pape de Rome, Nous les aimons, Nous les estimons et les bénissons ; et quelle joie de voir que de ces champs « qui déjà blondissent pour la moisson » (Jn 4,35), de toute part Nous parviennent des messages d'amitié, de bonté, d'espérance, qui font battre Notre coeur d'émotion et de reconnaissance.

 

Charité, charité! Serait-ce ton heure ? Fils très chers, faisons tous en sorte d'être dignes d'en préparer les voies. Prions, aimons, travaillons pour que la charité soit dans nos coeurs et puisse opé­rer le prodige de son triomphe ! Apportons à l'oecuménisme catho­lique l'attention et l'adhésion qu'il mérite ; relisons et méditons le dernier article du décret conciliaire sur l'oecuménisme (n. UR 24) et faisons nôtre son programme. Que le Seigneur nous bénisse tous !

 

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(n. UR 24)

Après avoir exposé brièvement les conditions d'exercice de l'action oecuménique et indiqué les principes qui doivent la diriger, nous tournons maintenant avec confiance nos regards vers l'avenir. Le Concile exhorte les fidèles à s'abstenir de toute légèreté, de tout zèle imprudent, qui pourraient nuire au progrès de l'unité. Leur activité oecuménique ne peut être, en effet, que pleinement et sincèrement catholique, c'est-à-dire fidèle à la vérité reçue des apôtres et des Pères, et conforme à la foi que l'Eglise catholique a toujours professée: elle tend à cette plénitude en laquelle, au cours des âges, le Seigneur veut que son Corps grandisse.

  

Rome, à Saint-Pierre, le 21 Novembre 1964

 

Pour lire la déclaration de Paul VI dans son intégralité :

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/index3.htm

 

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Tag(s) : #Paroles du Saint Père

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