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Nous ne savons pas quel bonheur nous avons d'avoir Notre Seigneur Jésus-Christ pour Père et la Très Sainte Vierge Marie pour Mère. C'est là qu'il nous faut puiser vraiment notre amour pour le Bon Dieu et vers nos modèles. Car enfin, la Très Sainte Vierge si elle avait un coeur aimant, elle ne l'avait que pour Notre Seigneur Jésus-Christ et pour tous ceux qui étaient attachés à Notre Seigneur Jésus-Christ et pour conduire toutes les âmes à Notre Seigneur Jésus-Christ, à son Fils Jésus. Elle vivait de cet amour.

Et parce qu'elle a aimé Notre Seigneur, elle n'a jamais pu L'offenser ; elle ne le pouvait pas. Elle est née immaculée dans sa Conception, immaculée dans sa naissance et elle est demeurée immaculée toute sa vie. Elle est pour nous, donc un modèle de la pureté du coeur, un modèle de cette obéissance à la loi de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Et parce qu'elle a aimé Notre Seigneur, elle a voulu souffrir avec Lui, partager ses souffrances. C'est le signe de l'amour de partager ses souffrances. C'est le signe de l'amour de partager les souffrances. Elle a vu Jésus, son Fils, souffrir et elle a voulu souffrir avec Lui. Quand le Coeur de Jésus était transpercé, son Coeur l'a été aussi, le coeur de Marie ! Ces deux coeurs transpercés n'ont vécu qu'à l'unisson pour la gloire du Bon Dieu, pour le règne de Dieu, pour le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ils n'ont battu que pour cela.

Et c'est pourquoi nous aussi, nous devons être prêts à souffrir pour le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Notre Seigneur Jésus-Christ ne règne plus dans nos sociétés, ne règne plus dans nos familles, ne règne plus en nous-mêmes. Nous avons besoin de ce règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. C'est la seule raison d'existence de nos âmes, de nos corps, de l'humanité, de cette terre et de toute la création de Dieu : que Jésus-Christ règne. Qu'il apporte aux âmes sa vie, son salut, sa charité, sa gloire.

Et c'est parce que précisément, nous avons conscience de ce qui s'est passé depuis quinze ans dans la Sainte Eglise, qu'une véritable révolution s'est opérée, qui s'attaque à, la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui veut détruire le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ – c'est clair, c'est net – que nous ouvrions les yeux, nous pouvons le constater. On n'obéit plus à la loi de Notre Seigneur Jésus-Christ et, malheureusement, ceux qui devraient nous apprendre à obéir à cette loi, nous encouragent au contraire à y désobéir.

Car, lorsque l'on veut la laïcité des Etats, on détruit le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Lorsque l'on met en doute, la réalité de la sainteté du mariage et les lois du mariage, on détruit l'amour de Notre Seigneur Jésus-Christ dans les foyers.

Lorsque l'on ne dit rien, lorsque l'on ne parle pas fortement ; ouvertement, contre l'avortement, on ne fait pas régner Notre Seigneur Jésus-Christ.

Lorsque l'on détruit le culte de la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ, on détruit aussi le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ dans les âmes.

Or, le Saint Sacrifice de la messe n'est pas autre chose, mes bien chers frères, que la proclamation du règne de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Par quoi Notre Seigneur Jésus-Christ a-t-il régné ? Regnavit a ligno Crucis. Il a régné par le bois de la Croix. Il a vaincu le démon, vaincu le péché, par le bois de la Croix. Ainsi en renouvelant le Saint Sacrifice de Notre Seigneur et son calvaire sur l'autel, nous affirmons la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous affirmons sa divinité.

Et en détruisant en quelque sorte, notre Saint Sacrifice de la messe, on a détruit l'affirmation de la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ et de sa divinité.

Et c'est pourquoi l'adoration de la Sainte Eucharistie a tant diminué de nos temps, sinon disons plutôt que les sacrilèges se sont multipliés à l'infini, depuis le concile. Il faut le dire. C'est clair. C'est net.

On a relégué Notre Seigneur Jésus-Christ dans la Sainte Eucharistie hors de nos autels. On ne L'adore plus. On ne plus faire la génuflexion devant la Sainte Eucharistie. C'est cela le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, c'est reconnaître qu'il est Dieu. C'est reconnaître qu'il est notre Roi. Et par conséquent, nous devons manifester cet amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, l'existence de sa divinité. (…)

Tout cela crie vengeance ! Notre Seigneur n'est plus honoré ; Notre Seigneur n'est plus le Roi. On L'insulte en faisant des choses comme celles-là 1.

Et si un jour les armées des communistes déferlent sur nos pays, eh bien nous l'aurons mérité, par les sacrilèges qui auront été commis, que nous aurons admis, que nnous aurons laissé faire, par le manque d'honneur qui n'aura pas été donné à Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne voulons plus de Notre Seigneur Jésus-Christ comme Roi, nous aurons le démon comme roi. Il viendra et alors, nous pourrons parler de liberté... Ceux qui auront voulu la liberté, cette liberté qui veut libérer l'homme tout simplement des commandements de Dieu et de l'Eglise.

Libération ! On a voulu se libérer de Notre Seigneur... On aura un autre prince qui viendra nous apprendre la liberté !

Alors, nous devons manifester, nous qui avons le bonheur de comprendre ces choses, qui avons le bonheur de croire en la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, en sa royauté, nous devons le clamer, dans nos familles, partout où nous sommes. Nous devons nous réunir partout où il y a des groupes de chrétiens qui croient encore à la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ, à sa royauté et qui ont l'amour dans leur coeur, l'amour que la Très Sainte Vierge avait pour son Fils Jésus.

Eh bien, ceux qui ont cet amour-là, qu'ils se réunissent et qu'ils tiennent fermement, sans hésiter.

Ce sont eux qui sont l'Eglise. Ce sont eux. Ce ne sont pas ceux qui détruisent le règne de Notre Seigneur. Cela il faut le dire ouvertement !

Comme l'a dit d'ailleurs le cardinal Suenens, ce n'est pas moi qui ai inventé cette définition : « Le concile a été 89 dans l'Eglise ». Oui, je crois en effet que cela a été 89 dans l'Eglise. Lui, il s'en réjouissait, nous, nous le déplorons. Car 89 dans l'Eglise, c'est-à-dire le règne de la déesse Raison, adorée par nos ancêtres de 89, qui ont adoré la déesse Raison, qui ont mené à l'échafaud toutes les religieuses et les religieux, qui ont saccagé nos cathédrales, détruit nos églises, qui ont violé tous nos temples.

Eh bien, est-ce que cette révolution à laquelle nous assistons n'est pas pire encore que celle de 89 ?

Si nous dressons le bilan de ce qui s'est passé depuis le concile dans nos églises, dans nos foyers, dans nos écoles, dans nos universités, dans nos séminaires, dans nos congrégations religieuses, le résultat est pire que ce qui s'est passé en 89.

Car, en 89, au moins, les religieuses et les religieux montaient à l'échafaud, donnaient leur sang pour Notre Seigneur Jésus-Christ et je pense que vous êtes prêts à donner votre sang pour Notre Seigneur Jésus-Christ.

Mais aujourd'hui, quelle honte de voir ces prêtres qui ont abandonné leur sacerdoce et de voir que tous les mois encore, combien de prêtres vont porter à Rome leur demande d'abandonner le serment qu'ils ont fait de servir Notre Seigneur Jésus-Christ, pour se marier. Et au bout de trois semaines, ils ont la permission de se marier.

Est-ce que ce n'est pas pire ? Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux qu'ils montent à l'échafaud, ces prêtres, pour affirmer leur foi en Notre Seigneur Jésus-Christ, au lieu de L'abandonner ?

Ce qui s'est passé depuis le concile est pire que ce qui s'est passé à la Révolution. Il vaut mieux avoir des ennemis déclarés, qui déclarent la guerre à l'Eglise, qui déclarent la guerre à Notre Seigneur Jésus-Christ !... Mais que ceux qui devraient honorer Notre Seigneur Jésus-Christ, qui devraient L'adorer, qui devraient manifester leur foi envers Notre Seigneur Jésus-Christ, que ceux-là nous apprennent à faire des sacrilèges, à abandonner Notre Seigneur, à Le vilipender en quelque sorte... cela nous ne pouvons l'accepter !

C'est nous qui sommes l'Eglise catholique. Ce sont ceux-là qui se séparent de l'Eglise catholique. Ce n'est pas nous qui faisons schisme. Nous, nous voulons ce règne de Notre Seigneur. Nous voulons qu'on le proclame. Nous sommes prêts à suivre ! Que nos pasteurs disent partout : Nous ne voulons qu'un Dieu : Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous n'avons qu'un roi : Notre Seigneur Jésus-Christ. Alors nous les suivrons !

Mais que l'on ne nous fasse pas disparaître par exemple, la croix de nos autels ; que l'on ne fasse pas disparaître les croix de nos temples. C'est cela que nous devons maintenir. Nous devons être fermes sur ces points.

Et c'est parce que je proclame cela, que l'on me dit désobéissant ; que l'on me dit bientôt schismatique. Mais pas du tout ! Je ne suis ni désobéissant, ni schismatique, parce que j'obéis à l'Eglise, à Notre Seigneur Jésus-Christ.

Vous désobéissez au pape.

Eh bien je désobéis au pape, dans la mesure où le pape s'identifierait avec la révolution qui s'est faite au cours du concile et après le concile. 2

Parce que cette révolution est la Révolution de 89. Et moi, je ne peux pas obéir à la Révolution de 89 à l'intérieur de l'Eglise. Je ne peux pas obéir à la déesse Raison ; je ne veux pas m'incliner devant la déesse Raison.

Et c'est ce que l'on voudrait que nous fassions. On voudrait supprimer ce séminaire pour que tous, nous allions adorer la déesse Raison, l'Homme, le « culte de l'homme », adorer l'homme !

Cela non ! Jamais ! Nous n'accepterons pas cela. Nous voulons être obéissants à Dieu, soumis à Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous serons soumis, dans toute la mesure, où ceux qui doivent nous donner notre foi, seront soumis à la foi aussi. Ils n'ont pas le droit de brader la foi. La foi ne leur appartient pas. La foi n'appartient pas au pape. Elle appartient à l'Eglise ; elle appartient à Dieu ; elle appartient à Notre Seigneur Jésus-Christ. Et le pape et les évêques sont là pour transmettre la foi.

Dans la mesure où ils détruisent notre foi, nous n'obéissons plus. Nous ne pouvons pas nous permettre de détruire notre foi.

Nous avons la foi accrochée au coeur jusqu'à la mort. Voici ce que nous devons dire et ce que nous devons proclamer.

Alors nous ne sommes pas des désobéissants, nous sommes des gens qui obéissent à Notre Seigneur Jésus-Christ. C'est ce que l'Eglise a toujours demandé à ses fidèles. (…)

Nous sommes avec deux mille ans d'Eglise et non avec douze ans d'une nouvelle Eglise (écrit en 1976), une église Conciliaire, comme nous l'a dit, lorsque Mgr Benelli nous a demandé de nous soumettre à « l'église conciliaire ». Je ne connais pas cette église conciliaire, je ne connais que l'Eglise catholique.

Alors nous devons nous maintenir fermes sur nos positions. Pour notre foi, nous devons tout accepter, toutes les avanies, que l'on nous méprise, que l'on nous excommunie, que l'on nous frappe, que l'on nous persécute. Demain, peut-être, les pouvoirs civils nous persécuteront, ce n'est pas exclu.

Pourquoi ? Parce que ceux qui détruisent l'Eglise actuellement, font l'oeuvre de la franc-maçonnerie. C'est la franc-maçonnerie qui commande partout.

Alors si elle se rend compte que nous sommes une force qui risque de mettre en péril leur projet, à ce moment-là, les gouvernements nous persécuteront.

Alors nous irons dans les catacombes, nous irons n'importe où, mais nous continuerons à croire ; nous n'abandonnerons pas notre foi. On nous persécutera. Beaucoup d'autres ont été persécutés avant nous pour leur foi. Nous ne serons pas les premiers. Mais nous saurons au moins donner l'honneur à Notre Seigneur, être ses fidèles, ne pas L'abandonner, ne pas Le trahir. Voilà ce que nous devons faire.

Nous devons donc être fermes et demander à la très Sainte Vierge Marie, en ce jour, de n'avoir comme elle qu'un amour dans notre coeur : Notre Seigneur Jésus-Christ ; qu'un nom inscrit dans nos coeur : Notre Seigneur Jésus-Christ.

Il est Dieu ! Il est le Sauveur. Il est le Prêtre éternel. Il est le Roi de tous et Il l'est dans le Ciel. Il n'y a que Lui, le Roi dans le Ciel. Il n'y a pas d'autre roi que Notre Seigneur Jésus-Christ dans le Ciel. C'est Lui qui fait le bonheur de tous les élus, de tous les anges, de sa Sainte Mère, de saint Joseph.

Eh bien, nous, nous voulons participer aussi à cet honneur, à cette gloire, à cet amour de Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne connaissons que Lui et nous ne voulons connaître que Lui.

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
Mgr Lefebvre, sermon le 22 août 1976

 

1 référence au Congrès Eucharistique Oecuménique de Philadelphie avec des juifs, des protestants...

2 à ce sujet relire les déclarations de Paul VI dès 1972 ; à l'heure de ce sermon de Mgr Lefebvre, Paul VI n'était plus aux commandes, le sosie était installé définitivement au Vatican depuis Noël 1975. Suite à une entrevue à Castelgandolfo, Mgr Lefebvre fera part de ses doutes (pape ou sosie), à des prêtres de la Fraternité.


mgrlefebvregrand

Tag(s) : #Liturgie Doctrine

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